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Corridart : l’exposition disparue en une nuit

Démantelée avant les Jeux de 1976, l’exposition Corridart révèle aujourd’hui une histoire de censure, d’art public et de liberté bafouée.

Une oeuvre de l'exposition Corridart installée devant le Stade olympique.
Source: Ville de Montréal

Description de l'événement

Dans la nuit du 13 au 14 juillet 1976, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques de Montréal, des ouvriers de la Ville se présentent sur la rue Sherbrooke et démantèlent complètement et brutalement une exposition. Sans aucune concertation, le maire Jean Drapeau en a décidé. La censure a opéré.

Cinquante ans plus tard, le MEM braque ses projecteurs sur cette histoire méconnue de l’événement olympique. Qu’était Corridart dans la rue Sherbrooke ? Ou plutôt, qu’aurait dû être Corridart ?

Imaginé comme une grande exposition artistique et patrimoniale en pleine ville, il s’agissait du projet central du programme Arts et culture du comité organisateur des Jeux olympiques (COJO). Du 7 au 31 juillet 1976, 22 œuvres d’art et des panneaux historiques sur le développement montréalais devaient faire de la rue Sherbrooke un musée à ciel ouvert, de l’avenue Atwater jusqu’au stade olympique.

Conçue par l’architecte montréalais Melvin Charney, l’exposition devient rapidement le centre d’une controverse, qui fera couler beaucoup d’encre, et d’un débat public autour de la liberté artistique et de la censure.

Corridart, l’exposition disparue en une nuit propose à la fois de reconstituer des éléments artistiques majeurs de Corridart et de mettre en lumière la censure dont elle a été victime.